Élise HOCHARD
6 Boulevard Pasteur
34000 Montpellier
Téléphone : 07 69 96 59 34

http://www.elisehochard.fr
Itinéraire
Laissez moi vos coordonnées
Je vous rappelle rapidement

 

Nous assurons le traitement de données à caractère personnel dans le respect des dispositions du Règlement Général sur la Protection des Données n°2016/679 du 27 avril 2016, dit «RGPD», et de la Loi Informatique et Libertés telle que modifiée notamment par la loi n°2018-493, dite 'LIL 3'

Élise Hochard - Psychologue
6 Boulevard Pasteur 34000 Montpellier
07 69 96 59 34
Approche phénoménologique
L’approche phénoménologique

L’approche phénoménologique

L’approche phénoménologique aussi nommée analyse existentielle ou Daseinsanalyse ("Dasein" se traduit par le terme "existant", "être-au-monde") est une autre modélisation de l’Homme que celle apportée par la psychanalyse.

Les grands auteurs de l’histoire de la philosophie phénoménologique sont notamment les philosophes allemand Edmund Husserl et Martin Heidegger et les plus connus en psychiatrie phénoménologique, les psychiatres suisses Médard boss et Ludwig Binswanger, Hubertus Tellenbach en Allemagne ; Henri Maldiney et Arthur Torossian en France, etc.

   Origine

La phénoménologie clinique est un courant philosophique initié par le philosophe Edmund Husserl (1859-1938) au XXème siècle, avec la parution en 1901 de ses recherches logiques; ce dernier propose de retourner aux choses mêmes, c’est-à-dire à ce qui en est du phénomène en décrivant ce qui, au préalable, ne se donne pas lui-même. Pour cela, il propose de poser un regard neuf sur les phénomènes, c’est-à-dire les vécus immanents de la conscience. Cette méthode appelée l’Epochè ou réduction phénoménologique propose de nous dégager de notre attitude naturelle d’appréhension des phénomènes en mettant entre parenthèses nos préjugés permettant à la conscience de se retrouver en face de chaque phénomène comme pour la première fois.

De plus, au cours de cette époque le philosophe Martin Heidegger (1889-1976) publie « Etre et Temps » (1927), un texte philosophique dans lequel il pose, pour la première fois dans l’histoire de la philosophie, la question de l’Etre qu’il nomme un Dasein en allemand (être-là ou existant en français), c’est à dire un être-au-monde qui s’interroge sur son être en rapport avec le monde et sa totalité.

C’est le philosophe, psychanalyste et psychiatre suisse Ludwig Binswanger (1881-1966) qui crée la Daseinsanalyse ou Analyse de la Présence en 1922. Binswanger est un lecteur de Husserl et de Heidegger et va s’inspirer de leurs travaux pour repenser l’existence humaine et celle de l’expérience psychiatrique ; interprétant, à la lecture de  « Etre et Temps"  (1927) les existentiaux et en pensant l’expérience psychiatrique en termes de projet, de directions existentielles, de rapport au monde des patients.

La phénoménologie clinique est une manière de questionner l’expérience des formes du « comment » du rapport de l’être et de son apparaître. Elle n’interroge non pas le symptôme comme le ferait la psychanalyse et ce qui serait caché derrière mais plutôt le phénomène, l’essence de ce qui se manifeste, c’est-à-dire, le vécu, le rapport au monde de l’individu et comment cela-ci se manifeste pour lui-même.

     Lignes directrices de la Daseinsanalyse

  • Elle tente de comprendre l’histoire de vie du sujet et de sa maladie singulière à partir de l’unité de son vécu et celle de la structure totale de son être-au-monde.
  • Le patient n’est pas un objet mais un être-là, présent au monde.
  • Elle prend pour objet l’existence du sujet selon trois dimensions ; le temps, l’espace et sa relation au monde et son corps.
  • Elle explore le parcours d’existence, l’histoire intérieure et extérieure de la vie, les relations aux identités de rôles avec ses continuités et discontinuités.
  • La relation thérapeutique est une « partenaireté », c’est-à-dire un être-ensemble dans le présent.
  • Elle permet au patient de mieux comprendre la structure de son être-là.
  • Elle est une clinique des formes de présence au monde avec autrui plus que des symptômes.
  • Elle explore la manière dont le malade ressent et vit son expérience au monde.
  • Elle est une analyse des structures spatiales et temporelles de la Présence humaine.
  • Elle est l’étude de l’être-présent et de son rapport avec le monde en tant que manière d’être.
  • Elle parle plutôt de troubles de l’existence, de « forme manquée de la présence » que de symptômes

     Postulats

  • La subjectivité a une place centrale
  • L’homme est considéré comme un dasein, un être-au-monde.
  • Elle ne recherche pas la causalité du trouble mais plutôt la description du vécu en cherchant à savoir comment s’exprime le rapport au monde du patient.
  • L’homme est mû par une dynamique corporelle et pré-représentationnelle.
  • Elle considère l’homme dans un rapport d’ouverture constant et en transformation
  • La maladie est une manifestation possible de son humanité, il n’y a pas de malades mentaux mais juste une expérience propre et singulière.
  • L’être n’est pas déterminé, on ne parle pas de structure car rien n’est défini, ni figé.
  • Elle porte notamment sur la qualité de la relation thérapeutique, l’authenticité du praticien, sa sensibilité et son engagement.
  • Elle cherche à décrire le vécu subjectif, à voir comment le monde apparait au patient avant de chercher à le comprendre.
  • Elle considère que nous sommes tous en possibilité de tomber dans la maladie

 

    Méthodes

  • Tenter d’accéder aux phénomènes en appliquant l’Epochè ; il s'agit d'une disposition du thérapeute, un idéal vers lequel il essaie de tendre.
  • Tenter de voir comment les choses apparaissent au patient.
  • Voir sans prévoir de manière intuitive et immédiate sans théories préalables.
  • Chercher le sens du vécu, le sens que cela a pour le sujet
  • On s’intéresse au monde du patient dans son rapport aux différentes sphères de son existence ( le corps, le temps, les autres, l’espace).
  • On tente de comprendre, décrire, d’expliciter.
  • Type nouveau de relation basé sur la rencontre en face à face, une co-présence sur le mode du portage ( Binswanger) et de la sollicitude.
  • Analyse progressive du vécu en termes de structures de significations.
  • Recherche du thème ; quand et comment le patient s’est trouvé en difficulté.
  • Une sensibilité du psychologue phénoménologue ; qualité du thérapeute, sensibilité, authenticité, empathie, centration sur la relation thérapeutique basée sur la confiance.

 

La phénoménologie clinique n’a pas vraiment de recettes ou de techniques à appliquer mais se base notamment sur la manière qu'à le thérapeute de considèrer l'être-homme selon ses possibilités existentielles d'ouvertures ou de fermetures au monde ainsi que sur l’authenticité de la rencontre comme action thérapeutique ; le thérapeute se positionnant comme médiateur entre le sujet et le monde qu’il a en commun.